mai 19, 2008...3:23

Cuzco, dans le nombril de l’Empire Inca.

Se rendre aux commentaires

(Cuzco, la Plaza de Armas)

Cuzco était le centre de l’Empire inca, d’où son nom, signifiant « nombril » en quechua. En attendant de découvrir les vestiges andins, nous grimpons jusqu’à notre auberge. Toutefois, à 3400m d’altitude le soroche* pointe le bout de son nez, l’oxygène se fait rare et on se sent un peu rouillées. 

De plus, notre hospedaje se situe dans les hauteurs de San Blas, le quartier bohème de Cuzco, impossible d’y accéder autrement qu’en marchant. Les voitures ne peuvent circuler dans ces ruelles étroites interrompues par de nombreux escaliers. Les gamins du coin jouent au football pendant que nous crachons nos poumons et faisons mine de prendre des photos pour respirer un peu. Heureusement, une fois en haut la vue splendide compense les efforts fournis. Segundo, l’employé de l’auberge, prénommé ainsi car il est le deuxième enfant de la famille, nous prépare une infusion de coca. Le remède s’avère efficace pour s’habituer à l’altitude et lutter contre le froid.

 * soroche: mal de l’altitude 

Délestées de nos bagages, nous partons découvrir la ville et le Mercado Central, lieu haut en couleurs où les allées regorgent de vendeurs de jus de fruit, de chocolat, de ceviche, de fruits et légumes, de marchandises en tous genres. Véritable ruche, l’endroit bourdonne et les touristes y butinent.

Les cuzqueños y viennent aussi pour manger, les petits restaurants populaires abondent. On s’assoit sur un banc, face aux marmites de la cuisinière. Si le ceviche* est le met couleur locale, on trouve aussi des plats variés, à base de riz et de poulet.  Loin d’être un bouillon translucide et inconsistant,  la soupe péruvienne est un liquide épais, dense, contenant souvent de la viande. Parfois, on y déniche des bonus, des pattes de poulet entières par exemple.

Cette abondance de soupe est aussi un moyen détourné de s’hydrater. lLeau n’étant pas souvent potable, celle-ci se consomme souvent bouillie et aromatisée.

*préparation à base de poisson cru, de jus de citron et d’oignons.

 (Au mercado central)

  Quant à la ville, elle est splendide. Les rues sont pavées, des monuments coloniaux ornent les places et leurs alentours, des vestiges de murs incas subsistent à certains endroits, et les locaux, avec leurs habits colorés, font vivre les allées. On ne manquera pas d’apprécier la pierre aux douze côtés, surveillée par un garde déguisé. Certaines femmes, vêtues de grands tissus bigarrés, se soignent tout particulièrement afin de poser pour les touristes. Le touriste justement, est un animal répandu dans cette contrée. Qu’il braille en anglais, en espagnol ou en javanais, tous les moyens sont bons pour l’amadouer.

  

 

 Le carnaval approchant, les enfants font de batailles de bombes à eau. Le tir sur touriste doit rapporter beaucoup de points puisqu’il semble prisé. En se cachant derrière les volumineux jupons des mamas andines, sur lesquelles les garnements ne tirent pas (en général), on parvient toutefois à les éviter.

 (Saqsawahman)

Nous visitons Saqsawahman, site inca si bien conservé que le mot « ruine » serait une insulte. Certains murs sont construits sans aucun liant, les pierres s’ajustant parfaitement. C’est ici que chaque année a lieu la fête du soleil, la plus importante cérémonie inca. Si elle rassemblait autrefois les peuples de tout l’Empire, elle rassemble aujourd’hui les touristes du monde entier.

   (Mur Inca)

 (Bernard)

 

 

4 commentaires


Laisser un commentaire