mai 30, 2008...5:33

Etape 2 : Le Machu Picchu.

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Point de grasse matinée aujourd’hui, à 6h nous ouvrons les paupières et sortons affronter la pluie. Petit détour par la gare afin d’acheter les billets pour Ollantaytambo. Cette fois nous empruntons le train, mais pour payer moins cher nous embarquons à 5h30, le lendemain. De toute façon, le sommeil c’est pour les faibles. Nous entamons ensuite notre ascension vers le Machu Picchu. Un escalier bien raide serpente à travers la jungle. Le taux d’humidité dans l’air bat des records, même immobiles nous sommes trempées.

(le torrent furibond au pied d’Aguas Calientes)

Après avoir vaincu l’escalier inca nous pénétrons sur le site. Quelques touristes sont déjà là, beaucoup arrivent en bus. Munis de k-ways multicolores, les visiteurs ressemblent à des confettis disséminés aux quatre coins de la Cité. Enfin, au début on les devine à peine : un blanc manteau opaque enveloppe les vestiges incas. Ce qui donne ça:

 (le brouillard brouille)

 On distingue tout de même quelques gros rochers entassés et des terrasses. En attendons, nous grimpons en haut du Huayna Picchu, c’est-à-dire la montagne jeune, celle qui ressemble au nez de Cyrano.

 

 

 

 (Batman&co)

 

 

  Il pleut. Anouk et moi nous métamorphosons en chauves-souris à l’aide de nos capes, des plus esthétiques, achetées la veille. Au sommet, ô rage et désespoir, tout n’est que brume et humidité. Abritées sous un gros rocher, on se glisse dans la peau des hommes des cavernes. Sauf qu’on n’a même pas de mammouth à chasser pour s’occuper, et pour les peintures rupestres l’équipement nous fait défaut. A force de patience, nous parvenons tout de même à saisir quelques éclaircies et distinguons le majestueux paysage qui s’étend en contrebas. On voit non seulement le site mais aussi le cirque de montagnes tout autour, et les eaux déchaînées du torrent.

 

Quand nous redescendons les nuages ont pris de l’altitude, les vestiges se révèlent enfin à nos mirettes ébahies. Une petite visite guidée démystifie les vieilles pierres et me conforte dans l’idée que cette civilisation était vraiment hors du commun, le génie inca m’époustoufle.  Ils maîtrisaient les cycles solaires à la perfection, s’en servant pour rythmer leur vie. Par exemple, le jour du solstice d’hiver, le 21 juin, les incas « capturaient » le soleil au fond d’un puits. Jouant sur avec la réfraction ils parvenaient ainsi à en emprisonner les rayons.  Les constellations revêtaient aussi un rôle fondamental dans la cosmogonie inca, en particulier la croix du sud, symbolisant les trois mondes incas (le monde actuel, le monde céleste, et le monde souterrain).  

 

 

 

 

 

 

Nous découvrons ainsi le quartier noble, l’entrée principale réservée à l’Inca, le temple du soleil, ainsi que le quartier populaire.

(le Matchoupitchou en 1911)

L’endroit fait figure de forteresse imprenable, le torrent et les montagnes servent de barrières naturelles. Le Huayna Picchu permet une vue à 360°C , idéale pour surveiller l’horizon et guetter le moindre danger. On comprend ainsi pourquoi la Cité Inca n’a été redécouverte qu’en 1911, par l’explorateur américain, Hiram Bingham.

 

 

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