juin 9, 2008...6:12

Dans la vallée oh oh…

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Réveil à 4h45 pour sauter dans cette arnaque de train jusqu’à Ollantaytambo. Il fait tchoutchou et reste assez pittoresque mais coûte  trop cher, d’autant plus qu’il est aussi douillet qu’un congélateur.  C’est ainsi que nous quittons Aguas Calientes, qui en dépit de sa position privilégiée ne présente pas beaucoup d’attrait, pour aller gambader dans la Vallée Sacrée. Evitant de peu la cryogénie, nous débarquons vers 7h à Ollantaytambo, négocions un petit déjeuner pour 6 soles, et allons visiter les ruines voisines. Tendant une oreille à droite, une oreille à gauche, nous grapillons des bribes des différentes visites guidées afin de reconstituer le puzzle. Ancienne ville inca, Ollantaytambo en a gardé de nombreux vestiges.

Les terrasses sont encore en place ainsi qu’un temple, dédié au Soleil, constitué d’énormes monolithes provenant d’une carrière lointaine de plusieurs kilomètres. L’endroit, véritable forteresse militaire, servit également de refuge à l’Inca Manco Capac, alors poursuivi par les Espagnols, en 1536.

La végétation n’est pas la même qu’autour du Macchu Picchu, moins luxuriante, tout en restant verdoyante. Le  contraste saute aux yeux, à Aguas Calientes nous étions dans la jungle, ici nous évoluons au milieu des touffes d’herbes rases et des cactus.  Longeant la vallée, nous allons ensuite à Pisac. Des tombes incas, creusées dans la roche, ainsi que des salines, incas elles aussi et toujours en usage, bordent le chemin.   A Pisac, la beauté du site est déconcertante, inattendue. Quand on a été au Machu Picchu on croit avoir vu le plus grandiose, pourtant je crois bien avoir préféré Pisac. 

(la vallée sacrée)

Depuis les hauteurs du site, on peut admirer la vallée émeraude ainsi que les multiples terrasses incas qui semblent avoir résisté au temps sans recourir au moindre lifting. Nous cheminons à pied jusqu’au village, puis prenons le temps de flâner au marché.

Toutefois, le vent souffle et les bœufs perdent leurs cornes, les artisans plient bagages rapidement. Sur la place du village, nous assistons au déracinement puis au replantage d’un arbre décoré, orné de casseroles et de bouts de tissus. Scène un peu surréaliste, qui retient notre curiosité un moment, d’autant plus que nous n’avons pas trouvé l’explication. Il est ensuite temps pour nous de retourner à la maison, à Cuzco: la boucle est bouclée!

(Pisac)

    

Un commentaire

  • Carlos Díaz

    Qué increible viaje! Las fotografias están conmaadre, y aunque entiendo muy poco de lo que está escrito, es impresionante todo el detalle =)
    Suerte y animo!


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